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Posted on 18 Mar 2015 in Nos actus | 0 comments

Si on partait en Birmanie

Publiées dans un mook, le début de la diffusion !

Bonne nouvelle, nous avions été contactées l’an dernier pour écrire dans un magazine de voyage (bien) nommé Si on partait !
Deux jeunes motivées (et dynamiques, on connaît la chanson) ont créé un nouveau « mook », au croisement du book et du magazine, sur le thème du voyage alternatif.

Elles nous avaient sollicité pour présenter Birmanie Responsable, après avoir découvert notre projet sur le site de la Villa du Grand Bivouac.

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Finalement, nous avons plusieurs pages d’interview et de photos, ainsi qu’un récit de voyage  à deux sur le Sri Lanka !
Au menu : le pélerinage du Sri Pada, que nous avons vécu sous une pluie battante, dans le brouillard et en morte saison. Fantomatique à souhait, mais avec une atmosphère très particulière.
Et une présentation plutôt complète du projet !

Et nous voila ci-contre, avec notre premier don pour le projet en attendant la campagne de financement participatif.

Quelques extraits choisis :

Notre rencontre, par Alice

Notre grand voyage à deux a eu lieu en Inde. Laura me rejoint, alors que je suis plongée en territoire inconnu depuis six mois, pour un stage de droit international près de Pondichéry. Et c’est parti pour six semaines entre Dehli, les hautes montagnes du Ladakh (plein nord), et le Sri Lanka. Le voyage fut intense, et émaillé de nombreux débats sur le tourisme et, les dictatures, le voyage éthique et responsable, l’engagement. C’est de là que tout est parti pour le projet.

Nous savions voyager ensemble, et vivre autant près des sangsues cinghalaises qu’aux côtés de 300 Indiens rassemblés à un mariage pendant plusieurs jours.
Laura s’intéressant depuis des années à la Birmanie, alors en dictature, elle ne voulait pas s’y rendre sans projet. Après des mois de réflexion, Birmanie Responsable était né.

Pourquoi la Birmanie ?

Le projet est dédié à la Birmanie, qui vit un moment charnière dans son histoire : après 50 ans de dictature, le tourisme de masse connaît un développement accéléré. Avec les impacts négatifs que cela entraîne, d’un point de vue environnemental, culturel, patrimonial et humain.
On n’oublie pas que cet afflux touristique intervient sur un fond de répression des droits de l’homme, souvent masqué par la vision optimiste que nous présentent les médias.

Nous voulons montrer qu’il est simple, et surtout enrichissant de voyager responsable au quotidien. En France, le « tourisme durable » a une bien piètre image ! Il est vu comme cher, contraignant, ennuyeux, ou pire : comme du greenwashing (se donner une image verte et durable sans réel engagement).

Le tourisme responsable, au contraire, c’est sexy ! C’est être un voyageur intelligent, être conscient de son impact dans un pays visité, et se rapprocher des populations. En discutant avec eux, en s’informant, en apprenant quelques mots pour communiquer, en respectant les spécificités culturelles birmanes au quotidien, mais aussi en évitant les zoos humains, où sont exploitées certaines femmes girafes par exemple.

Car le voyage, c’est pour nous avant tout une aventure humaine et un espace d’échange. On a l’impression que certains l’ont oublié !

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Petite plongée au Sri Lanka pour vous donner un avant-goût de Si on partait…

 

C’est donc dans l’espoir de capter un peu la magie de l’île de Ceylan que nous nous sommes lancées à l’assaut d’une montagne bien connue des cinghalais : Sri Pada, ou « l’empreinte sacrée laissée par Bouddha sur le chemin du paradis ». On l’appelle aussi l’Adam’s Peak, car c’est l’endroit où Adam posa le pied pour la première fois sur terre après avoir été chassé du paradis, à moins que ce ne soit Shiva, ou Saint-Thomas. Le lieu sacré ne manque pas de dénominations, car il est aussi connu sous le nom de Samanala Kanda, le mont aux papillons, qui s’y rassemblent pendant le mois de mars.

Situé dans la région d’Hatton, avec ses 2243 mètres pour quelques 5200 marches (!) annoncées, Sri Pada est connu pour sa cavité de près de deux mètres située à son sommet. Ce qui serait une empreinte de pas attire chaque année une foule de pèlerins, de la pleine lune de décembre aux moussons d’avril, qu’ils soient musulmans, bouddhistes, chrétiens ou hindouistes.

Maisons de thé fantomatiques au Sri Pada

Nous sommes donc à l’orée d’une montagne sacrée, foulée par le pied de pèlerins depuis un millier d’années. Autant dire que nous ne sommes pas les premières voyageuses à la gravir, la preuve : Ibn Battuta et Marco Polo y sont passé avant nous.

Traditionnellement, les pèlerins démarrent l’ascension dès 2h du matin, torche à la main et prière aux lèvres, afin d’assister au lever du soleil et de voir l’ombre triangulaire du Sri Pada balayer les campagnes environnantes…
Bon, nous on est en août, on a une seule frontale pour quatre, et il pleut. Tant pis pour la tradition, on décide la veille de repousser le départ à 9h du matin.

Pour la suite, ça se passe dans le mook…

Une affaire à suivre sur leur site, sur lequel Birmanie Responsable a désormais sa page !

Un grand merci à Elena pour nous avoir fait confiance !

 

Publié par Elena Burgos, co-écrit par et 

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