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Posted on 27 Jan 2015 in Médiathèque du voyageur, Point culture : le saviez-vous? | 0 comments

A lire : 1855, l’expédition photographique du Captain Linnaeus Tripe

Le captain tripe et son expédition photo de la Birmanie authentique de 1855

Trip, ce photographe mandaté par le gouvernement de Madras en pleine époque victorienne, ça vous parle ?

…A moi non plus, jusqu’à jusqu’à ce que je découvre en détail son histoire dans un ouvrage de la boutique de l’imposant Victoria & Albert Museum à Londres.

Linnaeus Tripe, photographe officiel

Tripe apprit à maîtriser la photographie avant son service à en tant qu’officier à l’infanterie de Madras (aujourd’hui Chennai). Devenu un pionnier en la matière, il fut alors envoyé par le gouvernement de Madras pour capturer des images de l’Inde et la Birmanie entre 1854 et 1860.

Au fil des pages, on découvre les coulisses des « expéditions photographiques » de l’époque, un emploi passionnant s’il en est ! Son travail consistait à réaliser un relevé architectural et topographique des régions traversées.

Le climat chaud de l’Inde et la Birmanie posèrent un défi aux compétences photographiques du Capitaine Linnaeus Tripe. Il devait tenir compte des températures élevées lorsqu’il mélangeait les produits chimiques nécessaires à ses photographies. Grâce à son dévouement et son engagement dans son métier, il réussit à rapporter des résultats solides qui ont résisté à l’épreuve du temps.

(traduction libre !)

Amerapoora-vue-sur-lac Linnaeus Tripe-The Thapinyu Pagoda, Pagan, Burma,1855  Colossal Statue of the Gautama, 1855La série birmane de Tripe lui valut de devenir photographe officiel du gouvernement de Madras en 1856. Il continua à documenter l’époque, et exposa plusieurs séries très appréciées. Mais la mainmise de la couronne britannique sur l’Inde en 1857 signa le début du déclin de la photographie officielle pour Tripe.

Dans l’espoir de financer une nouvelle expédition, il dressa une liste des lieux, monuments et inscriptions à photographier en urgence avant qu’ils ne disparaissent.
Sans succès, la couronne refusa l’idée, et le coût exigé par une telle entreprise. Le gouvernement britannique lui demanda par la suite en 1959 d’arrêter son activité photographique, et de vendre son matériel. Ce qu’il fit, en conservant ses négatifs.

Pour en savoir plus, une biographie (ou une biophotographie ?) très complète sur son parcours est disponible… en anglais.

Un des plus anciens témoignages photographiques en Birmanie 

Sur les photos, peu d’hommes, comme on peut les voir dans le travail de Cartier-Bresson dans les années 1950. Le livre rassemble des images de pagodes, de bouddhas géants, de paysages épurés et de sculptures imposantes, à une époque où, plus que jamais, la Birmanie aurait été qualifiée d’authentique et d’intouchée par les touristes.

la pagode shwedagon en birmanie, spot du tourisme

La pagode Shwedagon en 1855, devenue un incontournable

Avec une visée documentaire évidente, les photos sont réalisées avec un sens du cadrage soigné, et ont aussi été remarquées pour leur couleur singulière.

Un beau livre à offrir pour les amateurs de photographie, de passé – et d’authenticité ? – ou à consulter en librairie en attendant que l’exposition fasse un crochet par la France !

Vous pouvez aussi consulter les 359 documents du V&A Museum que Linnaeus Tripe a réalisés sur l’Asie du sud-est !

 

A défaut d’expédition photo en Birmanie, si vous passez au Victoria & Albert Museum, vous pourrez admirer de superbes oeuvres d’art birmanes, comme cette boîte à Betel en forme de hamsa (l’oie sacrée) aux yeux écarlates qui date de 1780-1885.

hamsa-betel-birmanie-artBoite à betel birmane, artisanat traditionnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Découvert avec des yeux curieux par

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